Accord de libre-échange entre Suisse et Thaïlande

Yingluck Shinawatra, premier ministre de Thaïlande, effectue sa première visite officielle en Suisse. Cette rencontre doit se concrétiser notamment par la conclusion d'un accord de libre-échange.

«Les aiguillages en vue d'un renforcement des relations sont en place», a déclaré le président de la Confédération Ueli Maurer lors d'une conférence de presse commune au domaine du Lohn. Le premier ministre Yingluck Shinawatra avait auparavant eu des entretiens avec non seulement le président, mais aussi les conseillers fédéraux Didier Burkhalter, chef de la diplomatie suisse, et Johann Schneider-Amman, en charge de l'économie.

La conclusion d'un accord de libre-échange avec l'Association européenne de libre-échange (AELE) doit permettre à des relations déjà bonnes - la Suisse est le premier partenaire commercial de Bangkok en Europe - de gagner en dynamique, a déclaré Mme Shinawatra. Ueli Maurer a lui évoqué «un futur grand pas».

«Dernière phase du processus interne»

Bangkok se trouve «dans la dernière phase du processus interne» en vue de négociations avec l'AELE, a précisé la Thaïlandaise. Le parlement devrait débattre de ce sujet ces prochaines semaines.

Des pourparlers avaient déjà eu lieu entre Bangkok et l'AELE en 2006. «En tant que membre important de l'association, la Suisse souhaite poursuivre les discussions au point où elles avaient débuté», a dit Ueli Maurer.

Un accord de libre-échange permettrait non seulement à la Suisse d'accéder plus facilement au marché thaïlandais, mais à tout l'espace du sud-est asiatique de la communauté économique de l'ASEAN, qui deviendra réalité d'ici 2015. La Thaïlande espère durant ce laps de temps une augmentation des investissements helvétiques.

D'autre thèmes, tels que la formation, l'immigration illégale ou des menaces de différents ordres pesant sur la sécurité humaine, ont aussi été abordés lors des entretiens.
(ats/Newsnet)